Mon histoire année par année depuis mes débuts en compétition.

1993

C’est en août 93, lors des 24 Heures karting de Kinepolis, que Stéphane découvre les joies de la compétition.

1994

Après avoir suivi une journée de formation sur le circuit de Zolder au sein de la Jesco Driving School, Stéphane fait ses grands débuts en sport automobile le 3 juillet - à Zolder également - dans le cadre du Peugeot 106 Trophy, la plus petite division du Procar. 3e temps des essais, meilleur tour en course… et sortie de piste, évidemment ! Heureusement, cette année-là, Stéphane aura l’occasion de prendre un peu d’expérience en karting, lors des 24 Heures de Francorchamps et des 24 Heures de Liège… qu’il remporte sur le kart de La Dernière Heure-Les Sports.

1995

Après une participation au challenge Citroën AX du Trophée Andros, Stéphane s’attaque à un championnat complet en Peugeot 106 Trophy. Premiers podiums, premières victoires, premières interviews…
En passe de prendre la tête du championnat peu après la mi-saison, il se fait sortir par son rival pour le titre. Bilan : 7 tonneaux, un bras cassé et une 3e place – seulement - au championnat. Avant cela, il avait pris part à sa première course en Renault, dans le cadre de la Coupe Clio à Colmarberg.

1996

Estimant à tort ne plus rien avoir à prouver en Peugeot 106, Stéphane monte d’une catégorie, au sein de la BMW Compact Cup. Une erreur car il ne semble pas encore tout à fait remis de son accident de l’année précédente. De plus, le préparateur débute lui aussi et semble avoir du mal à offrir le même service aux dix pilotes de la coupe. Résultat : un seul podium et un retrait sur la pointe des pieds avant le dernier meeting. Et ce n’est pas sa participation en Coupe Clio sur une voiture de seconde zone qui lui remonte le moral.

Heureusement, Opel l’invite sur une Astra Groupe N aux 24 Heures de Francorchamps. Auteur de la pole position en moins de 2 litres et d’une course irréprochable, Stéphane sauve sa saison... et sa carrière. Sa position de journaliste lui permet également d’essayer la Formule Opel Lotus de Bas Leinders, le champion d’Europe de la spécialité.

1997

Reculer pour mieux sauter : Stéphane redescend en Peugeot 106, bien décidé à prouver à tous qu’il a retrouvé le coup de volant de ses débuts. Malheureusement, il tombe sur un Pierre-Yves Corthals déjà au sommet de son art et sur un Olivier Bruixola opportuniste et doit se contenter de la 3e place du championnat, après avoir signé une seule victoire.
Parallèlement, il participe aux 24 Heures de Francorchamps sur une Mitsubishi Evo de Guy Colsoul. Dernier au petit matin, il suit les instructions du team manager qui lui conseille de s’amuser… et part en tonneau à cause d’un concurrent peu sportif. Les 24 Heures 2CV se passeront nettement mieux… peut-être parce que Stéphane avait appris à conduire sur cette vieille camionnette des années 60 !

C’est aussi l’année des débuts de la Fun Cup. Stéphane prend part aux 24 Heures de… Croix-en-Ternois, avec notamment Nicolas Stelandre. Malheureusement, nous n’avons pas retrouvé de photo de cette expérience très difficile pour la mécanique. Si vous trouvez une photo de la voiture de Stéphane (il pense se souvenir qu’elle était bleue), nous sommes preneurs !
Plus sérieusement, il participe aussi au volant Furia, en France, et se classe… 2e derrière Sylvain Noël, ce qui lui vaut de pouvoir rouler à Dijon… où il détruit la voiture et se casse le gros orteil dans le dernier tour.
Plus glorieuses sont ses participations en championnat d’Europe Groupe N (Dijon et Vallelunga) au volant d’une Astra Mühlner, ce qui lui donnera de mauvaises idées pour 1998…

1998

Une fois encore, Stéphane essaye de gravir les échelons trop rapidement. Désirant se frotter aux stars du Procar, il monte un programme en division 1 avec Mühlner, Eric Nève et Martial Chouvel. Une catastrophe : l’Astra ne marchera jamais et l’aventure prendra fin après des 24 Heures de Francorchamps houleuses, lors desquelles il était associé à Martial Chouvel mais aussi à l’inénarrable Eddy Van der Pluym.

Une course de Fun Cup à Chimay figure aussi à son programme cette année-là (le 8 août, avec notamment Benoît De Keyser).
Stéphane participe aussi à une course de 106 Trophy, avec un peu de malchance à la clé. Heureusement, il a l’occasion de participer à la finale de la coupe Renault Mégane, au Castellet. Au sein du team MI, il signe le deuxième temps des qualifications… et sort dans le premier tour. Mais cette expérience lui donnera de bonnes idées pour 1999…

1999

Stéphane a enfin compris les leçons du passé : il lui faut d’abord remporter une coupe de promotion avant de s’attaquer à d’autres projets plus ambitieux. Il dispute donc la coupe Renault Mégane au sein du team MI. Le titre fut cependant difficile à décrocher, suite à un abandon sur casse mécanique lors de la 3e manche de la saison. Son équipier Stéphane Tollenaire fait effectivement preuve d’une grande régularité et ce n’est que grâce à une course brillante et très tactique à Estoril que Stéphane remporte le championnat, à égalité de points et de victoires (2).
C’est également chez MI qu’il dispute les 24 Heures de Francorchamps, au volant d’une Mégane Procar. Malheureusement, il est associé à Stéphane Tollenaire (invité par Renault car il était en tête de la Mégane Cup à ce moment de la saison), qui fait un surrégime dès son premier relais. Abandon.

Outre une course Fun Cup à Croix-en-Ternois en remplacement de Benoît Galand et trois courses en coupe 106, le programme 99 de Stéphane comprend également deux premières participations en rallye (Braine-le-Comte sur une Seat Ibiza TDI engagée par l’importateur et Marche sur une Ford Ka en compagnie de son ami Alexandre Squartini) et, surtout, une première course au volant d’une propulsion puissante. Une Porsche 996 Supercup légèrement améliorée par le team MW, en compagnie de Bart Ide (avec qui il se battait en Mégane en début de saison). Cela se passe en Belcar, mais dans le cadre du meeting FIA-GT de Zolder. Un signe !?
Son titre en Mégane Cup lui vaut de recevoir le prix Paul Frère des mains de l’illustre pilote-journaliste en personne (en janvier 2000).

2000

Fort de son titre en Mégane, Stéphane espérait évidemment trouver un bon volant en Procar. Malheureusement, tous les importateurs se sont retirés de cette compétition et les organisateurs prévoient de passer aux Silhouettes dès 2001. Il décide donc de prendre de l’expérience en propulsion, afin de prouver à tous que sa mauvaise saison 1996 (BMW Compact Cup) n’avait rien à voir avec le mode de transmission de sa monture. Il commence par le Mazda MX-5 Trophy, où il signe quelques beaux podiums… et rate une victoire à cause de celui qui l’avait déjà envoyé en tonneaux en Coupe 106. Mais ce championnat coûte très cher et les Mazda manquent de puissance pour démontrer la capacité de Stéphane à maîtriser une Silhouette. Il continue malgré tout en Fun Cup, pour une saison complète au sein du Delahaye Racing Team, en compagnie de Pierre Sevrin et Stéphane Tollenaire.

Deuxième course Belcar, à Dijon, en Audi TT V8, en compagnie de Rob Van der Zwaan. Encore un signe du destin puisque c’est cette course qui lui permettra, quatre ans plus tard, d’entrer par la grande porte au sein du Zwaan’s Racing en FIA-GT.
24 Heures de Zolder sur BMW M3 V8, avec les frères Hubert, Circuit des Ardennes en Ford Ka Cup, Rallye de Marche en Clio 2L Groupe N MI (vainqueur F2 Gr. N et Classe N3) et 24 Heures de Francorchamps (abandon, sur Nissan Primera RJN Motorsport avec Tommy Rustad et Chris Buncombe) figurent également à son programme cette année-là.

Il finit la saison en beauté en roulant enfin dans une bonne voiture de Procar division 1 : la Mégane MI. A Zolder, pour le dernier meeting de l’histoire du Procar version «Superproduction» il signe la deuxième meilleure performance du week-end derrière le champion de cette année-là, Sébastien Ugeux.
Enfin, il fait ses débuts en… Formule 1, lors d’une journée «F1 International» à Barcelone.

2001

Sa bonne performance en Mégane Procar fin 2000 et le titre décroché en Mégane Cup en 99 donnent un grand espoir à Stéphane : disputer la naissance coupe Clio européenne, chez MI, aux côtés de Pierre-Yves Corthals. Malheureusement pour lui, au mois de mai et alors que les discussions ont presque abouti, Renault Belgique engage un nouveau consultant sportif, qui s’arrange pour écarter Stéphane du projet. Il ne baisse cependant pas les bras, dispute la première manche (à Francorchamps) puis attend que Sébastien Ugeux, qui l’a remplacé, arrête une saison catastrophique. Stéphane reprendra finalement «sa» place à Estoril, pour la dernière manche, mais c’est trop tard.

Ses meilleurs souvenirs cette saison-là sont donc sa participation en Lamborghini Diablo Supertrophy au Nürburgring (2e temps des essais et quelques tours en tête, avant un abandon mécanique), sa 3e place en Challenge Saxo au Circuit des Ardennes (en compagnie de son collègue et ami Jean-Christophe Herminaire) et sa 2e place en coupe Yaris à Francorchamps, pour son unique participation.
Stéphane roule aussi pour la première fois en Gillet Vertigo, dans le cadre du Belcar à Francorchamps, aux côtés de Marc Duez.

2002

Sans gros sponsor depuis fin 2000, Stéphane hésite : va-t-il investir le peu de budget qu’il lui reste dans une manche de la Coupe Clio ou en Challenge Saxo (rallye) ? La réponse viendra d’elle-même, suite à un coup de fil de son ami et collègue Olivier de Wilde, qui a créé l’équipe PYC Performances avec Pierre-Yves Corthals l’année précédente. Ayant perdu Jérôme Thiry peu avant le début de saison, la petite équipe cherche un pilote capable de remporter la coupe Clio belge et propose à Stéphane de tenter le coup course par course. Profitant à fond des conseils de Corthals, il signe le hat-trick (pole, meilleur tour et victoire) lors des deux premières manches de l’année, ce qui lui permet de continuer jusqu’à mi-saison… moment où Deutsche Post Global Mail intervient pour lui permettre de jouer le titre jusqu’au bout. Il remporte le championnat face à son ami Pierre Sevrin et gagne donc le budget de Renault Belgique pour disputer le championnat d’Europe… avec deux ans de retard sur le programme.

A retenir aussi en cette année 2002 : ses deux victoires en deux manches en coupe Yaris (en battant au passage Corthals et Bruixola : petite revanche sur 1997), ses débuts aux 24 Heures de Francorchamps GT (sur une Porsche 996 GT3R de Pino, qui fera ensuite beaucoup pour la suite de sa carrière), sa participation au National Classic Tour en Mazda Cosmo et en Saab 93, sa course sur la Fun Cup biplace de la DH à Chimay… et son crash retentissant au Rallye du Condroz, dans le cadre du Focus Tour.

2003

Une grande année pour Stéphane, qui participe à deux championnats complets. Et pas n’importe lesquels puisqu’il dispute la coupe Clio européenne avec le team Delahaye et le BTCS avec GPR. Contre toute attente puisqu’il ne dispose d’aucune expérience à ce niveau et que son team débute lui aussi en Europe, Stéphane joue le titre Clio jusqu’à la dernière manche. Dommage qu’il n’ait marqué aucun point lors de la première course à Barcelone - le temps de trouver ses marques avec l’équipe et dans le peloton - parce que, ensuite, il a fait jeu égal avec le futur champion Michael Rangoni. Mais le retard accusé à Barcelone l’oblige à prendre de gros risques à Monza lors de la finale et son week-end se termine à l’hôpital, avec une minerve. Il conserve néanmoins la 2e place du championnat, une excellente performance pour un débutant en championnat d’Europe !

Malheureusement, cette minerve, Stéphane la portera toujours une semaine plus tard, pour la finale du BTCS. Alors qu’avec son équipier Laurent Nef ils avaient fait le plus dur en distançant l’Audi officielle de Hemroulle-Verbergt lors de la première manche de ce dernier meeting, Stéphane mettait la Porsche 996 Supercup GPR dans le mur lors du tour de mise en grille de la dernière manche de la saison. Du coup, ils rataient le titre pour quelques points face à l’Audi. Un moment d’inattention, sans aucun doute dû à son état, vaudra donc à Stéphane de passer un mauvais hiver. Ce qui ne l’empêchera toutefois pas d’essayer la Peugeot 206 WRC championne du monde dans le cadre d’un essai presse… et de se souvenir longtemps de l’émotion de Tony Gillet lorsqu’il amena – avec ses équipiers Sébastien Ugeux et Renaud Kuppens – la Vertigo à l’arrivée des 24 Heures de Spa, une première pour la voiture belge !

2004

Grâce au soutien de Gillette, son nouveau sponsor, Stéphane peut remettre le couvert en BTCS, au volant de la même Porsche, toujours chez GPR et avec Laurent Nef. Cette fois, tout se passe bien puisque le duo Lémeret-Nef remporte le championnat en fin de saison, non sans avoir remporté les 12 Heures de Spa avec la précieuse aide d’Olivier Bouche.

Parallèlement, grâce à la fidélité du groupe Deutsche Post-DHL, il fait ses grands débuts en championnat du monde FIA-GT. Il part en effet rouler à Brno, Donington, Imola et Dubaï sur la Viper du Zwaan’s Racing, avec des équipiers aussi prestigieux que les anciens champions du monde Christophe Bouchut ou Val Hillebrand. Il participe aussi aux 24 Heures de Spa au volant de cette voiture, avec Marc Duez, Loïc Deman et Fanny Duchateau. Malheureusement, alors qu’il rêvait déjà de podium, le quatuor belge doit abandonner le dimanche matin, moteur cassé.

L’expérience de Stéphane en monoplace a par contre tourné court : alors qu’il est à Monza pour la première manche de la Formula X, il se retrouve sans freins à la deuxième chicane… et préfère reprendre l’avion vers Bruxelles. Il se consolera de jolie manière en fin d’année, en effectuant quelques tours en F1 à Magny-Cours. Grâce à l’expérience de la surpuissante Viper, il se sent nettement plus à l’aise qu’en l’an 2000 et s’offre une grande partie de plaisir !

2005

L’année s’annonce sous les meilleurs auspices puisque Stéphane signe enfin un contrat de pilote officiel pour une saison complète. Son titre BTCS lui vaut en effet d’être engagé par MG pour disputer la saison 2005 du championnat de Belgique Tourisme. Malheureusement, MG-Rover fait faillite la veille de la première course… et la belle ZT V8 de 570 chevaux ne quittera jamais les murs de l’usine ! En dernière minute, il saute donc dans une Porsche PSI qui lui permet de décrocher un podium lors du premier meeting, avant de passer sur la Jaguar M.I. à Dijon (où il essaya aussi une Roadster Cup aux essais), où il impressionne énormément. Parti dernier sur la grille de départ, il passe en effet tout le peloton en 5 tours à peine et s’impose sous la pluie. Malheureusement, un abandon aux 12 Heures de Spa sur la Porsche 993 TGB puis des problèmes mécaniques lors du meeting des 30 Heures Fun Cup lui enlèveront ses espoirs de titre. Il ne se rend donc pas à Zolder, afin d’aller courir en Ferrari 360 Modena à Istanbul, au sein de l’équipe GPC avec laquelle il avait déjà roulé à Brno (Modena) et aux 24 Heures de Spa (Ferrari 575 Maranello) plus tôt dans l’année. Malheureusement, il n’aura pas plus de chance en FIA-GT qu’en BTCS puisque après avoir reçu la coupe de 2e GT2 à Brno, il doit rendre celle-ci (le fond plat s’est en effet détaché durant la course, ce qui pousse les commissaires sportifs à déclasser la belle Ferrari que Stéphane partageait avec Loïc Deman).

A Spa, ce sont d’incessants problèmes de tenue de route et un collecteur d’échappement cassé qui valent seulement la 15e place finale à Stéphane, alors qu’il avait signé le 3e temps du warm-up et qu’il était remonté de la 15e à la 2e place lors de son premier relais ! Guère plus de chance à Istanbul, où Stéphane était à nouveau en passe de monter sur le podium GT2 avant que le démarreur ne refuse tout service au moment où son équipier Marco Lambertini (le patron de Giesse - principal sponsor du team GPC - en personne) devait reprendre le volant. Heureusement, Stéphane sera classé 6e au général à Dubaï, où il fut invité en qualité de 3e pilote aux côtés de Piccini et Deletraz sur la 575 de pointe de GPC.

A noter aussi la très belle 6e place de Stéphane aux 24 Heures de Zolder (avec Michel Van den Broeck, vice-président de Lease Plan, sur une Porsche hybride AD Sport) et la belle 4e place de Stéphane au Mini Challenge de Misano, alors qu’il découvre la piste et la voiture et qu’il est opposé à de grandes gloires du sport auto. Après avoir maté Marc Surer, Paolo Barilla ou encore Rauno Aaltonen et être sorti vainqueur d’un duel musclé avec Christian Danner, Il termine dans le pare-chocs de l’ancien champion du monde Roberto Ravaglia, au terme d’une course remportée par l’incroyable Alex Zanardi. Dans le même registre, Stéphane fut aussi invité à rouler en Legend Car pour les Legend Masters de Zolder réunissant les plus grands noms du sport automobile belge (Philippe Adams, Jean-Michel Martin, Bruno Thiry, Freddy Loix, Patrick Snijers…).

Enfin, il reviendra en BTCS pour le dernier meeting de l’année mais en division 2 cette fois, pour le plaisir de rouler à nouveau en Renault Clio au sein du team Delahaye. Il s’impose facilement, aux côtés de Renaud Verreydt et Michel Luxen.
Sympa mais pas de quoi le consoler de la noire malchance qui l’a poursuivi durant toute cette année 2005. Car outre les problèmes déjà évoqués, il y a aussi l’abandon (boîte) aux 1000 Km de Spa alors qu’il était en passe de remporter le GT1 sur la Saleen GNM (aux côtés de Paolo Ruberti et de Matteo Bobbi), les problèmes de buée et de choix de pneus en Seat Supercopa alors qu’il aurait dû remporter au moins une des deux manches en lever de rideau du DTM à Spa, l’idiot qu’il l’a sorti en Peugeot RC Cup à Pau, ou encore l’alarme de pression d’eau s’allumant sur sa Porsche 997 d’usine lors de la Supercup en lever de rideau du Grand Prix F1 de Francorchamps. Une malchance incroyable qui ne mine toutefois pas le moral de Stéphane, persuadé qu’il a mangé son pain noir et que 2006 sera une bien meilleure année pour lui, notamment grâce à l’expérience accumulée en 2005 : en comptant la Fun Cup biplace Delahaye des 25 Heures, Stéphane aura piloté quatorze voitures différentes en course en 2005 !

2006

On se calme et on se fixe un nouvel objectif précis : remporter le championnat BTCS avec la nouvelle Mégane Trophy Endurance du team Delahaye. Malheureusement, les choses n’iront pas comme prévu et la malchance s’acharne sur Stéphane. Alors que l’autre voiture du team multiplie les victoires et n’abandonne pas une seule fois, celle de Stéphane semble attirer tous les problèmes de jeunesse de cette version de la Mégane. Frustration ultime : lors du dernier meeting, alors qu’il est enfin en tête, il doit laisser passer son équipier afin de l’aider à remporter le titre. Résultat : pas une victoire en 2006.
Cela aurait pu être le cas aux 24 Heures de Francorchamps, si un de ses équipiers ne s’était pas accroché au petit matin alors que l’Aston Martin du prestigieux team Phoenix occupait largement la tête. Résultat : une deuxième place terriblement frustrante pour Stéphane, même si elle a sauvé une saison à nouveau bien noire.

Le pire fut peut-être atteint lors des 1000 Km de Spa où Stéphane, pour ses débuts en prototype (une Courage-Judd LMP2), ne prendra même pas le volant en course, suite au crash de son équipier au départ.

2007

Puisque ça ne veut plus sourire en BTCS, Stéphane s’attaque à l’autre principal  championnat de Belgique en circuits, le Belcar. Il retrouve l’équipe M.I. mais sous la coupe de Gravity, managée par Loris De Sordi. La voiture ? Une Mosler GT3, superbe GT américaine à moteur Corvette en position centrale. Une auto qui convient parfaitement à Stéphane, qui fait jeu égal avec son équipier Vincent Radermecker, le premier pilote du team. A eux deux, ils remporteront trois courses sur sept. Insuffisant malheureusement pour coiffer la couronne, en raison d’abandons sur problèmes mécaniques en début de saison et aux 24 Heures de Zolder.

Au niveau international, Stéphane dispute deux courses Le Mans Series au volant d’une Ferrari F430 GT2 du team GPC. A Spa, un duel mémorable avec l’ancien pilote de F1 Alex Caffi, au volant d’une monture identique, se solde par un accrochage dans le dernier virage (Caffi ne sera pas déclassé car la caméra était en panne à cet endroit) mais à cette occasion Stéphane prouve définitivement qu’il mérite sa place à ce niveau.
Lors des 24 Heures de Spa, impressionné par la maîtrise du team Vitaphone en 2006, il rejoint cette prestigieuse équipe et termine à la 4e place, après avoir longtemps lutté pour le podium au volant de la superbe Maserati MC12.

Un changement de camp dont le team Phoenix ne lui tient pas rigueur puisqu’il l’invite à rouler en championnat d’Allemagne GT sur une Aston GT3 en fin de saison. Panne d’essence et crevaison auront toutefois raison de ses espoirs de victoire, en compagnie de Sascha Bert. Mais une autre expérience en Aston Martin aura beaucoup marqué Stéphane : les 24 Heures du Nürburgring, au volant d’une Vantage GT4 d’usine. Incroyable épreuve, avec plus de 200 voitures sur un circuit  long de 24 kilomètres ! Un support moteur cassé durant la nuit relèguera malheureusement cette Aston officielle aux environs de la 100e place finale.

2008

L’année commence par un coup de force du team Delahaye aux 24 Heures de Dubaï : en compagnie de Fred Bouvy, Bas Leinders, Vincent Vosse et Greg Franchi, Stéphane se classe à la 3e place du général au volant d’une Renault Mégane, face à 37 Porsche !
Malheureusement, la suite ne sera pas du même tonneau. En contacts plus qu’avancés avec l’ancien team de F1 BMS Scuderia Italia pour disputer le FIA-GT2 en Ferrari F430, Stéphane se fait «doubler» quelques jours avant le début de saison par un pilote apportant un gros budget. Du coup, il saute dans une Aston GT2 du team JWA pour le premier meeting Le Mans Series, à Barcelone. Las, le moteur casse au warm-up : on ne reverra plus la belle anglaise de toute la saison. Mais Stéphane peut se vanter d’être le seul pilote au monde à avoir roulé en Aston GT1, GT2, GT3 et GT4 !
Pour la seconde manche LMS, à Spa, il trouve refuge chez Luc Alphand Aventures. Mais son équipier crashe la Corvette GT1 avant que Stéphane ait pu en prendre le volant en course.

Parallèlement, Stéphane dispute aussi – à défaut de GT2 – le FIA-GT3. Premier meeting avec Gravity, qui est passé dans le clan Ascari. Mais la voiture n’est pas trop compétitive et, surtout, l’entente avec le team manager devient vraiment difficile à gérer. Stéphane préfère partir chez Prospeed-Porsche pour le reste de la saison. Malheureusement, la Porsche est fortement pénalisée suite à ses résultats du premier meeting et il devient compliqué de marquer des points avec cette voiture… surtout que quand son équipier n’est pas victime d’un accident éliminatoire, c’est la mécanique qui donne quelques signes de faiblesse. Une saison internationale à oublier, donc, même si Stéphane sauve une fois de plus son année aux 24 Heures de Francorchamps, où il décroche une nouvelle 2e place, avec Vitaphone-Maserati. Moins dure à encaisser qu’en 2006, cette 2e place peut toutefois être considérée comme une défaite puisque Stéphane se battait avec la Maserati victorieuse jusqu’à 10 heures du matin, avant qu’un projectile ne vienne casser une pièce, lui faisant perdre un tour.

En Belgique, Stéphane s’attèle à un challenge difficile : faire gagner une Silhouette Mazda RX-8 à moteur rotatif en BTCS. Déjà présents avec cette auto au dernier meeting 2007, l’équipe Thierry Boutsen Energy Racing et Stéphane Lémeret auront bien besoin de toute l’année 2008 pour fiabiliser la voiture. Mais le défi est intéressant, car Stéphane participe pour la première fois à la mise au point d’une voiture dès le début du projet. Vu la vitesse de l’auto, on peut affirmer qu’il a effectué du bon boulot. Mais la victoire, ce sera (peut-être) pour 2009 !
Comme aux 24 Heures de Zolder, d’ailleurs, qu’il a disputées avec Prospeed. En tête avec près de dix tours d’avance dimanche matin, la Porsche voit malheureusement son embrayage rendre l’âme, ce qui la relègue à la 7e place finale.

2009

Stéphane atteint enfin un premier but au niveau international : disputer une saison complète en FIA-GT1. Sur le papier, le team Full Speed a fière allure, avec Graham Nash, une vielle connaissance de Stéphane, aux commandes. Il aligne la Saleen ex-Zakspeed qui a remporté la dernière course 2008. Malheureusement, des problèmes internes à l’équipe conduiront à une bérézina et Full Speed préférera jeter l’éponge deux manches avant la fin. Heureusement, Stéphane avait déjà fait une infidélité à Full Speed aux 24 Heures de Spa, où il avait rejoint pour la 3e fois Vitaphone-Maserati. Rejeté sur la 3e voiture de l’équipe, c’est quand même lui qui signe le meilleur résultat de la formation allemande, avec une nouvelle deuxième place (la 3e en quatre ans !). Mais cette fois, entre les erreurs de ses équipiers étrangers et celles de ses mécaniciens, c’est un petit miracle !

Faisant l’impasse sur la course du Castellet, Stéphane retrouve le FIA-GT pour la finale de Zolder, au sein du team BMS Scuderia Italia (sur une Ferrari F430 GT2). Epaulant le fils du patron, il fait à nouveau preuve de grandes facultés d’adaptation, en réalisant des chronos comparables à ceux de ses camarades d’écurie plus expérimentés, lors des essais libres. Malheureusement, son équipier abîme la voiture au warm-up. Une saison FIA-GT à oublier ? Globalement oui, même si elle fut riche en enseignements et si elle a permis à Stéphane d’intégrer la prestigieuse écurie Larbre Compétition à deux reprises. La première fois lors de la manche Le Mans Series de Portimao où, promu leader de l’équipe, il fut chargé de qualifier la Saleen GT1, de prendre le départ, d’effectuer un double relais et de disputer plus de la moitié de la course. Résultat : une 2e place. De quoi pousser l’équipe française à l’inviter à Okayama, pour les premières Asian le Mans Series. Avec une 3e place GT1 à la clé, alors que la victoire était jouable en première joute, avant qu’un triangle de suspension ne casse net.
2009 fut également l’occasion pour Stéphane de prendre un peu d’expérience en prototype. Il a en effet disputé les manches d’ouverture des 1000 Km de Spa en Formula Le Mans, au sein de l’écurie Dams. Bilan : deux fois 6e. La manche suivante se déroule au Mans et Stéphane en profite pour découvrir le grand circuit des 24 Heures. Une découverte très intéressante mais une expérience écourtée car son équipier pourtant expérimenté crashe la voiture aux qualifications.

En Belgique, Stéphane reprend le développement de la Mazda. Malheureusement, chaque fois qu’il roulera avec cette voiture, elle rencontrera des problèmes mécaniques. Elle ne gagne qu’une fois, lorsque Stéphane est absent pour cause de FIA-GT. Frustration suprême ! Mais les performances de cette voiture réconfortent Stéphane : avec son mécanicien Angelo et son ingénieur de chez Toyota F1, ils ont fait du bon boulot !

Pour la première fois, Stéphane a disputé deux programmes belges complets (ou presque) puisqu’il a également participé au Belgian GT (Belcar) avec le team VDS Racing Adventures. Un sacré défi également, lancé au lendemain des 24 Heures de Dubaï, disputées en début d’année avec la même équipe au volant d’une Mustang GT4 : «Et si on faisait le Belcar avec une Mustang GT3 !?». Ni une, ni deux, Raphaël VDS et Stéphane se rendaient chez Matech pour ramener les trois Mustang GT3 existantes. Non sans avoir fait un crochet par Dakar, pour remporter les 12 Heures au volant de la GT4. Les débuts en Belcar ne furent pas évidents, avec une voiture pas vraiment compétitive ni trop fiable, mais les progrès se firent sentir en cours de saison et l’équipage VDS-Lémeret parvint à marquer des points régulièrement dès le troisième meeting. Les 24 Heures de Zolder furent difficiles mais les 12 Heures de Budapest (hors Belcar) ont montré de gros progrès, avec un podium de classe.

2010

L’intersaison 2009-2010 se passe plutôt bien pour Stéphane, qui décroche une 2e place de catégorie aux 24H de Dubaï au volant de la Ford Mustang GT3 VDS Racing Adventures, avant de remporter une course opposant des Mazda MX-5 pilotées par des journalistes de l’Europe entière, sur le circuit d’Adria, en Italie. Un pays qui semble lui réussir puisqu’il est engagé par BMS Scuderia Italia pour disputer le championnat d’Europe FIA-GT2 au volant d’une Porsche, en compagnie du pilote d’usine Martin Ragginger. Malheureusement, faute de concurrents, le championnat est annulé en dernière minute et Stéphane doit trouver un programme de remplacement en dernière minute. C’est le nouveau team WRT, créé par son copain Vincent Vosse, qui lui offre l’opportunité de disputer le championnat de France GT au volant d’une Audi R8. De plus, ses performances de début de saison le font remarquer par le team Saintéloc-Phoenix, qui engage des R8 en championnat de France mais aussi en championnat d’Europe FIA-GT3. Avec son équipier de chez WRT Greg Franchi, il dispute donc aussi les trois premiers meetings de cette compétition internationale au sein du team français. Malheureusement, les Audi sont clairement les GT3 les moins compétitives en début d’année et le duo belge jette l’éponge après trois meetings européens, non sans avoir terminé sur une bonne note avec un podium décroché à Jarama malgré le manque de puissance de leur voiture.

En championnat de France, la réglementation est un peu moins pénalisante pour les Audi, ce qui permet quand même à Stéphane et à Greg de monter à plusieurs reprises sur le podium. La victoire leur échappe cependant chaque fois, en raison surtout de petites erreurs tactiques de l’équipe, encore en rodage.
Aux 24 Heures de Spa, Stéphane roule aussi chez WRT mais les Audi manquent de fiabilité et en compagnie de Kurt Mollekens, Stéphane Ortelli et François Verbist, il termine à une anecdotique 13e place après avoir roulé pendant presque toute la course avec un pare-brise explosé et sans essuie-glace.
En fin de saison, Stéphane reviendra en championnat FIA-GT3 pour la finale de Zolder, cette fois au sein du prestigieux team Rosberg. Auteur d’un excellent 2e chrono aux essais qualifs derrière une intouchable Ford GT, Stéphane sera malheureusement contraint deux fois à l’abandon sur panne de direction assistée !

Et en Belgique ? Une véritable catastrophe, alors que Stéphane devait disputer deux saisons complètes, en Belcar et en BTCS ! Engagé par Kia pour rouler sur la 3e Silhouette de l’équipe, Stéphane ne disputera qu’une seule course BTCS à son volant avant de s’enfuir en constatant le niveau technique de l’équipe et l’absence de volonté de l’améliorer. Quant au Belcar, qu’il devait disputer au volant d’une Dodge Viper du team KRK, il tourne aussi très rapidement à la bérézina : après trois abandons précoces en raison de problèmes techniques, le divorce est consommé entre la formation limbourgeoise et le pilote brabançon.
Heureusement, l’année se terminera comme elle avait commencé, avec une victoire aux 6H de Miami, disputées avec son ami Raphaël van der Straten au volant de sa Ford Mustang GT3.

2011

Moins de réussite cette fois aux 24 Heures de Dubaï : le moteur de la Mustang VDS rend l’âme à la tombée de la nuit. Guère plus de chance aux Legend Boucles de Spa, où sa Porsche 911 ne passe pas le cap de la tombée de la nuit.

Heureusement, la suite du programme 2011 de Stéphane est magnifique : BTCS avec une Mégane Delahaye et Le Mans Series avec une Ferrari 430 AF Corse. De retour chez Delahaye après une longue absence (dernière course commune à Dubaï 2008), Stéphane fait équipe avec le jeune Edouard Mondron. Les deux nouveaux équipiers auraient pu revendiquer le titre sans une noire malchance : moteur cassé lors du premier meeting et accident sous safety-car (la voiture de derrière a oublié de freiner !) lors des 12 Heures de Spa. Après une incroyable série de deuxièmes places, ils remportent la finale à Francorchamps. Peut-être un bon signe pour la saison 2012 ?

Ce qui est sûr c’est qu’en LMS, Stéphane décroche son ticket pour les 24 Heures du Mans 2012 en terminant 2e de sa catégorie, après avoir notamment décroché trois 2e places durant la saison, notamment aux 1000 Km de Spa, devant les futurs champions ILMC. Outre une pige à Silverstone FIA-GT3 en Ford GT chez Fischer, la saison de Stéphane passe bien sûr par les 24H de Spa, où il monte sur le podium général pour la 4e fois en cinq ans (3e sur Mercedes SLS Black Falcon) !

Enfin, la bonne surprise de la fin d’année 2011 est que Stéphane est appelé par son ami Karim Al-Azhari pour le remplacer dans le cadre des trois premiers meetings de la Porsche Carrera Cup Middle-East 2011-2012. Avec deux podiums à la clé, dont un en lever de rideau du Grand Prix d’Abu Dhabi. Une superbe expérience, dans un contexte particulièrement sympa !

2012

Pas d’intersaison cette année puisque, après ses participations en Porsche à Dubaï et Abu Dhabi fin 2011, Stéphane retourne dans les Emirats pour disputer les 24 Heures de Dubaï avec VDS Racing Adventures pour la 4e fois consécutive. Cette fois, la bonne vieille Mustang tient le coup et l’équipage a le plaisir de monter une nouvelle fois sur le podium de la catégorie.

En Europe, la saison de Stéphane promet beaucoup puisqu’il dispute les Blancpain Endurance Series sur une BMW Z4 GT3 du team DB Motorsport. Avec ses équipiers Jeroen Den Boer et Jeffrey Van Hooydonk, la compétitivité est là et le trio belgo-hollandais se bat pour le podium quasiment à chaque course. Seule une 4e place en PRO viendra toutefois récompenser l’équipage, qui abandonne aux 24 Heures de Spa suite une panne d’ESC.

Au niveau belge, cela se passe beaucoup mieux pour Stéphane. Après un début de saison en fanfare avec la Porsche de la Scuderia Caira (2e à Zolder après avoir tenu tête aux GT3 avec sa 911 Cup), Stéphane passe sur la Volvo V8 Silhouette du Delahaye Racing Team. La voiture manque encore de fiabilité mais Stéphane s’impose à plusieurs reprises en « Short races», imposant régulièrement sa voiture de Tourisme face aux grosses GT3 de la concurrence. Enfin, Stéphane fait ses débuts au sein du team Car-Pass dans le cadre du Be Trophy, emmenant avec grand plaisir des passagers à ses côtés pour vivre la course de l’intérieur.

2013

La saison de Stéphane commence pour la 6e fois d’affilée par les 24 Heures de Dubaï. Il est engagé aux côtés de Talkanitsa père et fils sur une Ferrari 458 GT3 du team AF Corse, qu’il retrouve après plus d’un an d’absence. Malheureusement, un de ses équipiers casse la voiture à la tombée de la nuit.
Au niveau européen, Stéphane s’attaque à un tout nouveau challenge, ou du moins un challenge qui le rajeunit de dix ans : la coupe Clio européenne ! Malheureusement, alors qu’il signe le 2e temps à Imola derrière un local (futur champion), un concurrent l’envoie dans le mur et il se casse le péroné. Insuffisamment remis à Spa (il doit notamment freiner du pied droit), il se bat quand même dans le top 5 avant de se faire à nouveau sortir et Stéphane décide d’en rester là avec cette compétition qui n’est visiblement plus faite pour lui.

Très dommage quand même, cette jambe cassée, car Stéphane était censé disputer les 24 Heures du Nürburgring sur l’Opel Astra d’usine mais il doit y renoncer, non sans avoir participé aux deux premières manches VLN de la saison, en guise de préparation.Quatre semaines après s’être cassé la jambe, Stéphane participe au test-day des 24 Heures du Mans, sur une Lola-Judd LMP2 ! L’accord avec le team DKR inclut évidemment sa participation aux 24 Heures proprement dites, son rêve depuis pas mal d’années. Mais suite à la journée d’essais, il y renonce pour «raisons personnelles».

Les choses tournent un peu mieux fin juin, lorsqu’il est appelé en dernière minute par le team Saintéloc, trois ans après leur dernière collaboration en FIA-GT3. Il épaule donc le duo Gosselin-Hirschi au Castellet, dans le cadre des Blancpain Endurance Series. Il se réhabitue très vite à l’Audi R8 et se montre très compétitif malgré le fait qu’il n’a plus roulé en GT3 depuis près d’un an. Malheureusement, un problème technique empêche l’équipage de signer un bon résultat… et le manque de compétitivité des Audi met un terme à la saison de l’écurie française. Mais cette participation dans le Var a remis Stéphane en pleine confiance et il signe avec Sport Garage pour disputer les 24 Heures de Spa au volant d’une de ses Ferrari, pour fêter ses dix ans de collaboration avec DHL. Pour la première fois depuis dix ans, il ne peut viser le podium au classement général puisqu’il fait équipe avec des gentlemen drivers mais cela permet à Stéphane de passer une excellente semaine spadoise : il se sent immédiatement à l’aise au sein de l’équipe et de l’équipage, ainsi qu’au volant de la Ferrari. Il signe le 9e temps général des essais libres, se charge des réglages, de la qualification (conclue devant certaines voitures PRO), prend le départ et enchaîne les doubles relais. Le tout sera récompensé par un nouveau podium à l’issue de cette course qui, décidément, lui sourit souvent : 2e de classe.


La fin de saison passe par le BRCC. Avec un one-shot doublement victorieux en Ginetta en sprints, et un one-shot plus compliqué en endurance avec la Volvo V8 Silhouette Delahaye (victoire de classe quand même après 90 très belles minutes sous la pluie). Un team Delahaye où Stéphane évolue également dans le cadre du Be Trophy, toujours au volant de la voiture aux couleurs Car-Pass. Avec cette biplace diesel, Stéphane se mêle souvent à la lutte en tête, face aux plus modernes «monoplaces» à essence, régalant ses passagers.

All rights reserved © M. Pasture