23/06/2010 Interview of St├ęphane after Jarama FIA GT3

FIA GT3 à Jarama : un dernier tour d’anthologie permet à Stéphane Lémeret de décrocher un magnifique podium

Dans le coup pour la victoire en première manche, Greg Franchi et Stéphane Lémeret étaient contraints à l’abandon par la faute d’un des adversaire de Stéphane qui l’envoya dans le décor. La deuxième manche ponctuée par un dernier tour d’anthologie de Stéphane allait permettre au duo de l’Audi R8 LMS du Saintélox Phoenix Racing de décrocher une magnifique troisième place

Q. Stéphane ce premier podium de la saison un soulagement ?

R. Ca, tu peux le dire ! C’est peut-être idiot car ce n’est jamais qu’un podium en GT3 mais j’ai l’impression de sortir d’un long cauchemar. J’ai eu tellement de coups du sort ces dernières années que j’espère que ce podium n’est que le début d’une belle série !

Q. Ton relais tu l’as entamé aux environs de la 11ème place terminer troisième le fruit d’une attaque à outrance ?

R. Grosse attaque, oui, en gérant toutefois l’usure des pneus car je savais que ce serait la clé de la réussite dans les derniers tours.

Q. Gérer les pneumatiques sur la piste surchauffée a-t-il joué en ta faveur ?

R. Oui, et je dois aussi remercier mon équipier de m’avoir rendu une voiture en bonne forme de ce point de vue-là.

Q. As-tu le sentiment d’avoir réalisé l’une des plus grandes prestations de ta carrière ?

R. J’étais assez déchaîné, oui ! J’ai pris des risques que normalement je ne prends pas car j’en avais vraiment ras-le-bol que ça ne marche pas. J’ai fait des dépassements qui ne passent pas toujours. Là, c’est passé !

Q. Décris-nous quelques moments chauds qui ont émaillé ta deuxième manche ?

R. Le plus chaud fut le dépassement sur la Ford GT. En lui faisant un extérieur, je me doutais qu’il ne m’avait pas vu mais j’ai quand même gardé à fond. On s’est touchés à près de 200 km/h, je suis parti un peu dans l’herbe mais ça a payé car le pilote a dû se dire que j’étais complètement fou, donc il m’a laissé passé au virage suivant ! C’est peut-être la manœuvre la plus folle de ma carrière mais je suis content de l’avoir faite car sans ça, je n’aurais pas fini sur le podium car j’aurais encore perdu beaucoup de temps derrière cette voiture plus puissante que la mienne.

Ensuite, le moment le plus jouissif fut le dépassement de la Corvette des leaders du championnat, dans le dernier virage du dernier tour. Il faut savoir que ce petit c… de Keilwitz m’avait poussé en première manche pour me prendre la 3e place et qu’après, il m’avait sorti un « ben oui, c’est ça la course ». Je suis sûr qu’il a repensé à ma mauvaise humeur quand il m’a vu fondre sur lui en 2e manche. Je pense qu’il était persuadé que j’allais le sortir s’il me bouchonnait, et il n’avait pas tort ! Du coup, j’ai pu passer, par l’extérieur. C’est idiot mais cette course m’a donné la plus grosse émotion de ma carrière. Je n’ai jamais ressenti ça, même en décrochant un titre !

Q. La sortie de piste dont tu as été victime lors de l’acte initial est-il dû à une manœuvre délibérée de l’un de tes adversaires ?

R. Non, Van Splunteren a loupé son freinage. Il est venu s’excuser après la course donc pour moi l’incident était clos, même s’il me coûte très cher. Par contre, je n’ai pas apprécié que lors de la conférence de presse suivant la 2e course, il parle de fait de course. Il aurait pu avoir l’élégance de s’excuser publiquement et pas seulement face à moi, quand il était dans ses petits souliers.

Q. Outre la réussite, que manque-t-il à l’Audi Saintélox Phoenix pour décrocher une première victoire ?

R. A Jarama, il nous manquait des pneus Dunlop, nettement plus constants. Et aussi un meilleur départ de Greg, pour ne pas perdre trop de temps sur la Porsche de mon ami Van Splunteren et de Holzer.

Q. Le départ manqué de Greg Franchi a-t-il pesé lourd sur le résultat final de la deuxième manche ?

R. Non, j’aurais peut-être pu aller chercher la 2e place de la Porsche mais ce n’est pas sûr.

Q. Retrouver une BMW Z4 aux avant-postes, une surprise ou la configuration de Jarama y est pour beaucoup ?

R. C’est surtout la chaleur qui a régné qui a avantagé les pneus Dunlop que les BMW sont, je crois, les seules à utiliser.

Q. La superbe prestation dont tu as été l’auteur tout au long du week-end sera-t-elle de nature à inciter le VW Audi Club à poursuivre l’aventure ?


R. Je l’espère mais le Belgian Audi Club fait déjà beaucoup pour les pilotes Audi belges et les budgets ne sont malheureusement pas illimités. Le crash de la première manche n’arrange pas nos affaires non plus. Je pourrais peut-être demander à Van Splunteren de me sponsoriser, apparemment il n’a pas trop de problèmes d’argent, lui !

Patrick Six.
0

All rights reserved © M. Pasture