08/07/2010 Interview : Stéphane Lémeret prépare les 24 Heures de Spa

Stéphane Lémeret prépare les 24 Heures de Spa

Q.  Stéphane, pas trop nostalgique de piloter une GT3 plutôt qu’une GT1 dans le cadre des 24 Heures ?

R. Je dois avouer qu’hier je regrettais ma GT1, en plaisir pur de pilotage. Mais une fois dans le bain de la course, à mon avis, on n’y pensera plus, l’objectif sera de faire le meilleur résultat possible.

Q. Ne penses-tu pas que le double tour d’horloge ardennais risque de perdre son cachet d’épreuve phare après l’introduction d’une nouvelle réglementation ?

R. Je pense qu’il va s’agir d’une année de transition car sans championnat GT2, le plateau sera un peu hétéroclite. Mais souvenons-nous des débuts du GT aux 24H, ce n’était pas ce que c’est devenu après.

Q. Quels enseignements dresses-tu du Test Day ?

R. Les BMW ont été diablement vite, et sont très constantes grâce à leurs pneus Dunlop très endurants dans la chaleur, comme on avait déjà pu le voir à Jarama FIA-GT3. Ce seront les voitures à battre mais j’espère qu’elles ont été trop vite hier et que le législateur va s’en occuper avant les 24H. En revanche, je suis surpris que les GT2 n’aient pas été plus vite que les GT3. Je n’ai pourtant pas l’impression que BMS et Prospeed aient caché leur jeu mais je peux me tromper.

Q. Cette séance de travail a-t-elle servi uniquement à valider des nouvelles solutions aérodynamiques ou autres en vue des 24 Heures ?

R. L’équipage de la voiture de Biela a travaillé sur le set-up, pour essayer de déterminer les meilleurs réglages. Pour notre part, nous avons surtout travaillé l’endurance freins et pneus. Avec des résultats moins bons que ceux espérés, d’ailleurs, car il est impossible de faire un double relais avec les mêmes pneus, tandis que l’usure des plaquettes est un peu trop importante. Un gros désavantage par rapporta aux GT2.

Q. L’arrivée de Stéphane Ortelli au sein du WRT un plus pour développer la voiture ?

R. C’est évidemment intéressant de pouvoir profiter de son expérience de chez Oreca mais Stéphane est très professionnel et bien trop malin pour nous révéler les trucs de l’équipe française, d’autant plus que nous sommes rivaux en championnat GT-FFSA.

Q. Penses-tu être à nouveau sur le podium des 24 Heures non seulement en GT3 mais également au classement final ?

R. C’est le but, en effet. Je pense que les deux Porsche d’usine et les BMW seront difficiles à battre mais en cas de pépins chez les usines, nous espérons pouvoir être parmi les premiers à en profiter.
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