14/09/2010 Interview of Stéphane after the FFSA GT at Albi

FFSA GT3 Albi : Stéphane Lémeret Greg Franchi proche d’un premier succès

Le tracé de Albi long de 3,755 kilomètres a souri pour le duo du WRT Stéphane Lémeret et Greg Franchi qui ont failli décrocher leur première victoire en première manche avant de ne pouvoir confirmer lors du second acte.

Q. Stéphane que t’as-t-il manqué pour décrocher une première victoire à Albi ?

R. Un meilleur pit-stop en première manche. Nous sommes restés 7 secondes de trop dans la pitlane, je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs. Du coup, Greg est ressorti juste devant Ortelli et, sous sa pression, a tiré tout droit à la 3e chicane lors de son tour de sortie. Il est reparti 5 secondes derrière Stéphane, au lieu d’avoir environ 5 secondes d’avance. Il finit à 1,3 seconde, donc le compte est vite fait, même si la bagarre aurait sans doute eu lieu entre eux, quoiqu’il arrive.


Q. Les écarts enregistrés à l’arrivée sont-ils le reflet d’une course de haute intensité ?

R. Oui, j’ai pu prendre la tête au départ mais en raison de la surchauffe de mes freins, j’ai dû laisser repasser l’Alpina après quelques tours. Mais j’ai pu creuser un bel écart sur Hallyday, ce qui était l’objectif, pour permettre à Greg de repartir loin devant Ortelli. Notre pit-stop trop long a mis ce scénario par terre.

Q. Le résultat de la deuxième manche n’a pas répondu aux espoirs que laissait entrevoir la première. Quelles en sont les raisons ?

R. Nous avons écopé de 30 kilos de lest suite à notre 2e place de samedi, du coup les freins étaient encore plus mis à mal et nous n’avons pas été capable de nous montrer aussi performants. Finalement, le disque avant-droit explose à deux tours de la fin, alors que j’étais encore en mesure de prendre les points de la 3e place.


Q. Le talon d’Achille de WRT reste-t-il de gérer les arrêts au stand ?

R. Je ne sais pas ce qui s’est passé en première manche. Mais c’est dommage, oui.

Q. Si Albi a un cachet historique fin des années 60 début des années 70 les F2 y couraient est-il resté un circuit à l’ancienne ou a-t-il les caractéristiques des circuits modernes ?

R. C’est resté le même circuit mais… avec 3 chicanes en plus ! Elles sont toutes réunies dans le premier secteur et il faut donc être très agressif avec les vibreurs et raser les pneus dans cette portion. Je n’aime pas trop ce petit jeu et Greg m’a collé quelques dixièmes dans ce secteur durant tout le week-end. Mais il a aussi un peu rectifié le look de l’auto aux qualifs, en prenant une pile de pneus. Mais j’aime bien le reste du circuit, surtout le double droit qui conditionné la ligne droite de retour.

Q. Le coup de gueule de Olivier Panis à l’égard des équivalences est-il justifié ?

R. Je ne pense pas. Les forces étaient bien équilibrées à Albi. Seul le manque de fiabilité des Corvette explique leur absence des podiums. Et la Porsche était clairement enfin handicapée.

Q. De l’extérieur le championnat de France GT manque de promotion. Couverture médiatique presque inexistante, qui lui confère un aspect de kermesse. Est-ce une fausse impression?

R. C’est sûr que ce n’est pas le professionnalisme d’un Le Mans Series par exemple. Mais l’ambiance est sympa et surtout, le niveau de pilotage très relevé. C’est agréable de se battre dans les mêmes courses que les Ortelli, Bouchut, Panis ou Ayari.
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