06/07/2011 LMS : Interview of Stéphane after the 6 Hours of Imola

Déception pour Stéphane Lémeret

En tête du championnat LMS avant le rendez-vous de Imola, Stéphane Lémeret et ses coéquipier comptaient bien mettre à profit le rendez-vous d’Emilie Romagne pour renforcer leur leadership. Hélas c’est tout le contraire qui s’est produit, puisque la Ferrari F430 du AF Corse ne s’est classée que 4ème.

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Q. Stéphane, le 2ème temps des essais la seule satisfaction du week-end ?
 
R. Oui, avec mon 2e temps du warm-up, qui était très encourageant aussi. Et le fait qu’on augmente notre avance sur le 3e du championnat, ce qui est positif
pour décrocher une entrée au Mans 2012.

 
Q. Les essais de vendredi perturbés par la sortie de trois  drapeaux rouges le matin et la pluie l’après-midi ont-ils influencé le reste du week-end ?
 
R. C’était plutôt à notre avantage, car nous connaissions tous le circuit, ce qui n’était pas le cas de tous nos adversaires. Et comme notre set-up était
bon dès le début du week-end, cela aurait dû nous aider.

 
Q. Imola circuit à vitesse moyenne n’a pas été à l’avantage de la F430 quelles en sont les explications ?
 
R. La Ferrari est surtout bonne dans les virages rapides, comme à Spa. Il n’y en a pas à Imola. Ceci explique cela.
 
Q. Cette contre-performance condamne-t-elle tes chances de décrocher le titre ou tu as juste épuisé un joker ?
 
R. Le titre, il faudra compter sur un problème dans le camp de la Porsche IMSA pour le décrocher.  Rappelons que les Porsche qui roulent en GTE-Am répondent
à la même réglementation que les GTE-Pro, alors que nous roulons en 430, pas en 458. Le combat est inégal.

 
Q. Courir pour Ferrari à quelques kilomètres de l’usine italienne cela a-t-il engendré une pression supplémentaire pour le AF Corse ?
 
R. Pression, je ne pense pas. Beaucoup de travail pour l’équipe catering oui, avec 250 invités !
 
Q. La F430 en bout de développement peut-elle redresser la barre à Silverstone piste à haute vitesse plus favorable aux Porsche et Corvette?
 
R. Je ne sais pas. Je pense que la Porsche sera toujours devant. La Corvette est prenable par contre, comme à Spa.

 
Q. La course n’a-t-elle pas été perdue dès le premier relais ?
 
R. On a en effet perdu quasiment un tour dès le premier relais. On attendait une safety-car qui, comme à Spa, n’est jamais venue.
 
Q. Les freins n’ont-ils pas été mis à trop rude épreuve sur une piste réputée pour être exigeante dans ce domaine ?
 
R. Non, les freins n’ont pas posé de problème.
 
Q. La chaleur enregistrée ce dimanche a-t-elle rendu l’épreuve difficile physiquement ?
 
R. Oui, c’était dur, peu de pilotes GT ont enchaîné des doubles relais. Personnellement, j’étais content quand on m’a annoncé qu’on changeait de pilote
à l’issue de mon premier relais, d’autant plus que je n’avais pas de boisson, suite à un petit problème de compréhension avec l’équipe. Marco était parti
pour un double mais finalement il a préféré changer de pilote après une heure. Chez AF, seul Fisichella a fait un double mais il a souffert !

 
Q. Quel résumé fais-tu de ton week-end à titre personnel ?
 
R. Content d’avoir été dans le coup alors que je n’avais plus roulé avec la voiture depuis près de deux mois et que c’est la maison de Cioci. Ici, je n’ai
vraiment pas roulé dans l’idée de faire péter des chronos puisqu’il était clair que Marco ferait la qualif mais je suis content de mes temps. J’ai aussi
beaucoup apprécié la bagarre avec les autres GTE-Am lors de mon premier relais. J’ai dépassé bien plus de voitures dans ce relais qu’au cours des quatre
précédents, en début de saison. Malgré cette bagarre, j’ai réussi à bien gérer les dépassements des protos, sans faire la moindre touchette, ce qui était
très loin d’être évident sur cette piste sinueuse, courte et étroite. Franchement, ce fut sans doute la course la plus dure de ma carrière d’un point de
vue concentration. Pour donner un exemple, je n’ai pas eu le temps de boire lors de mon second relais, tellement j’ai dû me concentrer sur le trafic et
la recherche de la performance. J’ai réussi à bien réduire l’écart avec la Corvette mais ça n’a pas suffi, notamment parce que nous étions en proie à quelques
soucis moteur, qui nous faisaient perdre au moins une seconde au tour dès la moitié du relais.
 

Patrick Six.
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